y’ a plus de saison ma petite dame !

Ce matin, tôt, les oiseaux chantaient autour de la maison située dans la banlieue d’une grande métropole….

Normal me direz vous . Oui sans doute, sauf qu’à cette époque, les oiseaux ne me réveillent habituellement pas à 5h du matin. Il fait normalement bien trop froid pour mettre un bec dehors.

2011 a été l’année la plus chaude des 100 dernières années…

Vous l’avez sans doute constaté, 2012 est sur la même tendance. Les températures sont étrangement élevées en ce début d’année , de l’ordre de 3 à 4 degrés au-dessus des normales saisonnières.

Les bourgeons apparaissent ici et là, la séve monte dans la vigne, les sols ne gélent pas favorisant la prolifération de champignons néfastes. L’activité microbienne s’amplifie. La croissance des plantes est modifiée. Les arbres ne comprennent plus grand-chose, ils se sont dépouillés pour résister au froid qui n’arrive pas.

Où sont passées les neiges d'antan ? (Photo G. Bastien)

Les écosystèmes sont perturbés. Les plantes redescendent dans les vallées pour faire face à la chaleur. Les plantes traditionnelles des climats alpins froids sont en train d’être évincées par des plantes adaptées aux régions plus chaudes. Les diatomées, micro algues unicellulaire, d’origines tropicales ou subtropicales apparaissent et se développent aisément dans les cours d’eau français.

La chenille processionnaire frappe aux portes de Paris. Des espadons sont observés en Mer du Nord.

(photo JD Echenard)

Les oiseaux placés assez haut dans la chaîne alimentaire intègrent de nombreux paramètre dans la modification de leur environnement. En Europe, la ligue protectrice de ces derniers constate que l’oie cendrée qui hivernait en Espagne ne traverse plus les Pyrénées. Les cigognes qui migrent habituellement en Afrique tropicale restent actuellement dans le sud et l’ouest de la France. Certains oiseaux ne viennent plus sur l’hexagone et restent autour des mers du Nord (la macreuse noire, la linotte à bec jaune, le bruant lapon).

Une étude récente portant sur 9490 communautés d’oiseaux et 2130 de papillons indique que la faune et la flore sont bien perturbées. Une migration forcée existe bel et bien mais certaines espèces remontent moins vite. Il y a un décalage et des conséquences d’interactions. Les régimes alimentaires sont donc affectés , les stratégies migratoires et le type d’habitat également. Certains spécialistes signalent que de nombreuses espèces aujourd’hui vivantes ne pourront assurer leur survie en migrant .

En Grande Bretagne, sur 35 espèces de papillon, 63% ont vu leurs aires de répartition progresser vers le nord de 35 à 240 km…

Les tempêtes, les innondations, les canicules sont de plus en plus fréquentes. Le gulf-stream semble s’essoufler du fait de la fonte des glaces et les conséquences pourraient être ….froides !.

Triste sort pour nos amis les ours.

Si on observe les glaciers ou la banquise, le dérèglement est frappant et alarmant . De plus en plus de scientifiques s’inquiètent notamment de l’emballement climatique qui pourrait provenir de la bombe méthane. Celui –ci, présent en nombre dans les terres gelées de Sibérie et de l’Arctique ainsi que dans le fond des océans, reprend son aspect gazeux du fait du réchauffement (je vous suggère de regarder la vidéo suivante :

Méthane bombe à retardement

(Les scientifiques font face à des observations surprenantes et arrivent notamment à mettre le feu à la glace).

 

En plusieurs endroits le méthane plus nuisible que le CO2 remonte à la surface et va donc participer au réchauffement.

(photo c.shmelvin)

Le tableau est sombre certes mais il est possible cependant d’amener de la couleur et de l’espoir en luttant à son niveau contre ce dérèglement climatique.

La pratique du petit potager dans son jardin ou son balcon est un des nombreux moyens qui s’offrent à vous. En effet, en produisant chez vous des fruits, des légumes et plantes aromatiques, vous réduisez l’emission de CO2. Moins de transport, moins de pollution vous sauvegardez ainsi l’environnement et vous ne réchauffez pas la planète.

Plus une seconde à perdre. Alertez vos voisins, vos amis et vos enfants et dites leur que la solution passe par ces petits gestes envers la nature, dans le jardin ou sur le balcon.

la lutte contre le dérèglement passe par un petit potager !

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