Récupérateur d’eau de pluie : mode d’emploi

Récupérer l’eau de pluie n’aura jamais été aussi tendance et pourtant la pratique ne date pas d’hier. Aujourd’hui, à l’heure de notre frénésie de consommation en tout genre (l’eau n’y échappe pas), l’économiser devient une priorité, en ville comme partout ailleurs. Cela passe par le changement de quelques (mauvaises) habitudes, par la récupération de l’eau et par une organisation judicieuse qui permettra de l’utiliser de façon optimale.

Tous les moyens sont bons pour récupérer l'eau de pluie, même le système D.

 

Droits et devoirs des récupérateurs d’eau

Attention car récupérer l’eau de pluie est un acte plutôt sympa mais pas exempt de contraintes à connaitre et de précautions à prendre. Côté contrainte, celles-ci n’apparaissent, grosso modo, qu’à partir du moment où vous rejetez l’eau récupérée dans le réseau d’ eaux usées ou si vous la récupérez pour un usage domestique interne. Si c’est simplement pour arroser votre parterre de fleurs ou votre potager chéri, pas de souci. Vous n’avez plus qu’à attendre que les gouttes tombent du ciel pour les récupérer.

Côté précaution, l’eau de pluie n’est malheureusement ni potable ni pure : en tombant, elle se charge de particules de pollution présentes dans l’air et attrape, en passant sur les toits et dans les gouttières, des souillures et déchets. Côté stockage, veillez donc à ce que votre cuve reste propre en filtrant l’eau qui y entre à l’aide d’un fin grillage qui retiendra les feuilles ou les brindilles. Cela évitera des dépôts de feuille ou l’apparition d’algues qui donneront à votre eau une couleur et une odeur peu agréables, mais ce n’est pas très grave !

Pourquoi récupérer l’eau pour son jardin ?

Tout d’abord pour faire un geste pour notre environnement. Ensuite pour faire du bien à son portefeuille (car l’eau du ciel est d’abord gratuite) et à son jardin : l’eau de pluie  n’est ni calcaire ni chlorée. Il est possible, par ailleurs, de se constituer des réserves en cas de sécheresse sans grande difficulté. Si le récupérateur d’eau n’est pas trop loin du jardin ou des massifs de fleurs, vous n’aurez pas à trop transporter trop. Et ça, c’est un vrai confort.

 

Récupérateur d'eau antique pour petite surface à arroser

 

Quel est mon potentiel de récupération d’eau ?

Très bonne question me direz-vous. Tout dépend de la surface des toits auxquels vous souhaitez connecter votre récupérateur d’eau.

Pour résumer, 1 mm de pluie = 1 litre d’eau par mètre carré. Une averse classique = 7 mm soit 7 litres d’eau pour un toit d’1 M2. Un orage = 20 litres ! soit 2 à 3 arrosoirs du M2. Sachez que même un brouillard génère de l’eau (0.5 litre /m2) et qu’un cm de neige = 1 mm de pluie soit 1litre/m2. Bref dès que de l’eau tombe du ciel, il ne faut pas hésiter à la récupérer.

Côté consommation, 1 m2 de surface jardinée ou fleurie nécessite environ 5 litres d’eau par jour. Donc maintenant à vous de jouer pour savoir à quel toit relier votre récupérateur d’eau ou alors pour connaitre la surface irrigable par le ciel si votre récupérateur d’eau est déjà installé.

 

photo credit: drewwith via photopin cc
photo credit: imarigorta via photopin cc

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